Rencontre avec le fondateur

René Pouillard : “rendre heureux en arrivant à quelque chose de bien”

René Pouillard
Cathobel

Quand on visite l’atelier d’un artiste, on voit assez vite sa personnalité et comment il a voulu l’exprimer. Ici c’est plutôt la diversité des œuvres représentées que l’on retient.

Cela s’explique par le fait que pour ceux qui viennent ici, ma préoccupation est de voir ce qu’ils veulent exprimer et comment ils le souhaitent. Ainsi quand ils partiront, ils pourront dire : « c’est moi qui ai réalisé cette œuvre, d’après ce que je voulais. »

Je ne serai moi que celui qui leur permet de réaliser ce qu’ils souhaitent. Mon but est de rendre heureux et non d’imposer mes idées.

Ce qui me frappe ici, c’est de voir la diversité des techniques employées.

Il y a une dizaine de techniques différentes. Ceux qui viennent ici souhaitent avoir une diversité, car ce sont en général des éducateurs ou des professeurs. Bien entendu, si ce sont des enfants, des jeunes, le choix est limité suivant l’âge et le nombre des participants.

Ce que l’on remarque aussi, malgré ce que vous disiez concernant la liberté d’expression, c’est qu’il y a beaucoup d’œuvres inspirées de sujets religieux.

Cela s’explique par le fait que bon nombre désirent participer au Prix d’art chrétien.
Alors ils doivent se conformer au thème imposé qui est pris dans les Évangiles.
Cela n’empêche qu’il leur reste une grande liberté pour la façon d’exprimer le thème et la technique qu’ils choisissent.

Je pense malgré tout qu’il faut une base solide de dessin pour entreprendre cette aventure.

Pas du tout, certains viennent ici sans rien savoir, j’obtiens parfois un meilleur résultat de ceux qui ne savent rien que de ceux qui ont des préjugés sur la façon de sculpter. La bonne volonté suffit et la volonté d’arriver à quelque chose de bien.

Mais il faut le temps…

Bien sûr, trois séances de deux heures suffisent, bien qu’il est conseillé de consacrer le double : six séances de deux heures.